samedi 10 janvier 2015

Ferrare : Castello Estense

Avec la cathédrale, le château d'Este ou Castello Estense est un des monuments remarquables de Ferrare.

En 1385, Niccolò II d'Este,  marquis de Ferrare, décida de construire un château-fort pour se protéger, non  d'invasions extérieures mais de son propre peuple. Après la peste, les inondations et la famine qui s'étaient abattues sur la ville, la taxe sur le pain fut de trop et le peuple furieux massacra le ministre des Octrois.


Le château-fort construit  alors en bordure de la ville se trouve maintenant en plein centre. C'est un édifice en briques à plan carré doté de 4 tours défensives. Il paraît que c'est un des plus beaux châteaux d'Italie pour la beauté de ses salles que je n'ai pas visitées. Je ne vous offrirai donc que des vues extérieures.




Le château possède trois entrées qui dispose chacune d'un pont-levis pour passer les douves qui entourent l'édifice. Il existait une quatrième entrée mais qui a été supprimée pour construire des cuisines.


Après un incendie qui endommagea la structure du bâtiment, l'architecte Girolamo da Carpi entreprit en 1553 les travaux de reconstruction qui donnèrent au château l'aspect extérieur tel que l'on peut voir aujourd'hui.

Il remplaça les crénelures par des balustrades en pierre blanche.


Il construisit des miradors sur les tours ce qui les rendit plus élégantes.


Il édifia également un second étage qu'il recouvrit d'un toit en pente.



samedi 27 décembre 2014

Ferrare : Palazzo comunale

Azzo VII d'Este construisit ce palais en face de la cathédrale au XIIIème siècle. Ce fut la résidence des ducs jusqu'à la fin du XVIème, quand la cour se déplaça au Castello Estense que nous découvrirons plus tard. Maintenant, c'est le siège de la Mairie.



Le bâtiment actuel n'est pas d'époque. La partie de la façade qui fait face à la cathédrale a été reconstruite à la fin des années 1920 dans un style néo-médiéval alors que le reste de cette même façade a été remanié au XVIII°.


L'entrée principale face à la cathédrale est appelée Volto del Cavallo et est encadrée par deux colonnes.

La colonne de droite supporte la statue équestre de Niccolò III. Il s'agit en fait d'un petit arc, le tout étant d'inspiration romaine.


La statue de la colonne de gauche est celle de Borso d'Este. Le duc est assis sur un faldistoire et tient d'une main le sceptre, qui symbolise le fait qu'il administre la Justice.


Si vous regardez des photos du Volto del Cavallo du début du XX° siècle, vous vous apercevrez que les statues sont absentes. En fait, elles ont été détruites en 1796 pendant l'occupation française. Aujourd'hui, ce sont des copies exécutées en 1927 et librement inspirées des modèles originaux du XVème siècle.


Une fois la voûte passée, on parvient dans la Cour ducale (Cortile ducale) qui s'appelle maintenant  Piazza del Municipio. Si l'on ne voit plus la façade néo-médiévale, on reconnait aisément la tour crénelée, la Torre della Vittoria, qui domine la place de la cathédrale.
La cour possède un magnifique escalier extérieur de style Renaissance de 1481, le Scalone d'Onore,



Terminons cette visite, par ce magnifique cadran solaire peint entre deux fenêtres en marbre des appartements de la famille d'Este.




dimanche 21 décembre 2014

Ferrare : la cathédrale San Giorgio


La ville de Ferrare doit sa richesse à la famille d'Este qui y régna du XIII au XVI° siècle. De nombreux édifices Renaissance furent construits ce qui donna à la ville son charme actuel.

Rendons-nous à la cathédrale par la Via San Romano. C'est la rue qu'empruntaient les pèlerins pour aller du fleuve à la cathédrale. Au bout de la rue à droite, l'ancienne église San Romano est devenue le Museo della Cattedrale. 



 La rue débouche sur la grande place qui longe la façade sud de la cathédrale, la Piazza Trento e Trieste.


De nombreuses échoppes sont accolées à cette façade. On devine l'ancienne porte des Pélerins qui a été bouchée au XVIII° siècle et qui se trouvait dans l'axe de la Via San Romano.

 

La construction de la cathédrale San Giorgio commença en 1135 pour s'achever à la fin du XVIème siècle. Cela explique pourquoi l'on retrouve différents styles architecturaux.

A l'origine, la façade s'arrêtait au niveau des premières loges dans un style typiquement roman. Les trois flèches de style gothique ont été ajoutées pour symboliser la Sainte-Trinité.

Le portail principal est vraiment magnifique : attardons-nous y un peu.


Dans la loggia au-dessus du porche, une statue de Marie couronnée, tenant Jésus dans ses bras.


Les fleurs au pied de la statue donne un charme certain. Ce n'est pas une statue parmi tant d'autres mais c'est bien la Vierge que l'on vénère.


 
Au-dessus de la loggia, un magnifique bas-relief représente le Jugement dernier.

Sous la frise inférieure, quatre personnages sortent de leur tombeau pour être jugés. Au centre de la frise, Gabriel, accompagné de 2 autres archanges, tient la balance pour peser les actes bénéfiques et les pêchés des pauvres mortels. A gauche les heureux élus, bien vêtus, rejoignent le Paradis, et à droite, les malheureux,  nus et enchaînés se dirigent vers l'enfer.

Sur chaque côté de la loggia, des bas-reliefs représentent, à gauche Abraham qui symbolise l'entrée du Paradis ...


et à droite le diable précipitant les âmes perdues dans une marmite.




Le porche est soutenu par des colonnes ouvragées, reposant elle-mêmes sur des lions allongés, l’un tenant un bélier entre les pattes, l’autre, une vache.

 

On observe aussi des cariatides, statues supportant la colonne. A gauche, c’est un jeune homme qui doit s’y prendre à deux mains pour soutenir le poids de la colonne. A droite, on reconnaît un vieil homme qui, lui, doit appuyer sa main droite sur son genoux pour s’équilibrer et tenir son fardeau.


A l'extérieur, la partie inférieure est de style roman, la partie supérieure de style gothique et le campanile de style Renaissance. Qu'en est-il de l'intérieur ?



Cela change vraiment du dépouillement, relatif c'est vrai, de extérieur. La raison est qu'au XVIII° siècle, après un incendie qui ravagea l'intérieur, celui-ci fut reconstruit en style baroque.


samedi 29 novembre 2014

Ferrare : Via delle Volte

Avant de revenir en Vénétie, arrêtons-nous à Ferrare car la visite de cette grande ville émilienne vaut vraiment le coup.

La ville est située dans les terres fertiles du delta du Pô. Son centre se visite à pied ou en vélo.
Attention aux vélos ! Les touristes doivent être la plaie des cyclistes ferrarais mais ceux-ci devraient rouler moins vite dans les lieux touristiques. Ils vont trop vite et ils coupent leurs virages. J'avais à peine dit à ma femme que c'était étonnant qu'il n'y ait pas plus d'accident que patatras ... un Ferrarais et une Ferraraise à terre, plus de bruit que de mal.

La visite de la ville commence traditionnellement par le quartier médiéval et plus précisément par la Via delle Volte, ce qui signifie la "Rue des Voûtes", vous allez comprendre pourquoi.

La ville médiévale s'est développée du VIIème au XIème siècle, le long de cette rue et à proximité du Pô, plus précisément du Pô de Primaro qui était à cette époque le bras principal du fleuve. 


En 1152, le fleuve rompit ses digues au nord de la ville puis changea de cours. Le Pô di Primaro qui traversait Ferrare devint alors un cours d'eau de moins en moins important. Il perdit tout intérêt au XVIIIème siècle avec la réalisation du Cavo Benedettino, un canal de 30 km qui a assaini la région. Aujourd'hui le Primaro n'est plus qu'un canal de bonification faisant partie du réseau des canaux d'assainissement des marais du delta du Pô.


La Via delle Volte tient son nom des passages aériens, arches et voûtes qui permettaient de relier les boutiques et habitations construites le long de la rue principale aux magasins et services domestiques construits le long du fleuve.

Voici quelques photos de ces voûtes :






 





lundi 20 octobre 2014

Jardin Ephémère 2014

En octobre, la place Stanislas se transforme en jardin éphémère. En 2014, le thème est celui du centenaire de la première année de la 1ère Guerre Mondiale.

Voici les plus belles photos que j'ai prises par un bel après-midi ensoleillé sous un ciel bleu.