dimanche 15 mai 2011

Otrante, porte de l'Orient.



Otrante ! Nous y sommes. C'est bel et bien la ville la plus orientale de l'Italie ... à 70 km des côtes albanaises.

Et, il n'y a pas de doute, la mer bleue qui s'étend à ses pieds, c'est bien la mer Adriatique.

Otrante est un port de pêche et une jolie ville balnéaire toute fleurie qui a gardé son aspect médiéval.


Elle est protégée par de puissants remparts desquels l'on pouvait surveiller la mer pour se protéger des attaques des sarassins.


Le château est une forteresse renforcée par trois tours cylindriques qui a été érigée par Ferdinand d'Aragon.


Toutes ses fortifications n'ont pas empêché que la ville soit prise et pillée par les Turcs au XV° siècle et la population massacrée. Nous en reparlerons dans le billet consacré à la Cathédrale.

Cette photo représente un monument commémorant ce tragique événement. Il se situe au pied des rempars vers le port.



On peut y lire :
Aux héros et aux martyres d'Otrante de 1480.
L'Italie reconnaissante 1922


Les ruelles de la vieille ville ont su conserver un certain charme à l'ombre des murs épais. On y respire le sud.



En s'élevant dans la vieille ville, on découvre une merveilleuse petite église à croix grecque d'origine bysantine. Il s"agit de la Chiesa di San Pietro qui remonte aux IX°- X° siècles.

Je n'ai pas pu visiter l'intérieur et c'est dommage car il renferme de splendides fresques bysantines des X°-XI° siècles.

samedi 2 avril 2011

Santa Maria di Leuca

Direction Sud ! Et nous voici arrivés à Santa Maria di Leuca, le point le plus méridional des Pouilles. Nous ne pourrons plus aller plus loin car nous sommes tout en bas du talon de la botte. Attention, ce n'est pas le point le plus méridional de l'Italie continentale qui lui est à la pointe de la botte, près de Reggio di Calabria.

Nous sommes plus précisément à la Punta Meliso, qui est un promontoire sur lequel sont construits une basilique et un phare. De là, nous avons une belle vue sur Marina di Leuca qui est blottie entre la Punta Meliso et la Punta Ristola. Ce dernier cap est situé un peu plus à l'ouest et est le point extrême sud du talon.


(source Google)

La basilique porte bien son nom : Santa Maria De Finibus Terrae. En effet, on pourrait traduire par Sainte-Marie-du Finistère.

Le phare haut de 48,60 m est juché sur le promontoire ce qui lui permet d'émettre son rayon lumineux à 102 m au-dessus du niveau de la mer. Il peut être visible à plus de 40 km quand les conditions météo sont favorables.


Une question me turlupinait lorsque je voyais la mer. Etait-ce encore la mer Ionienne ou dèjà la mer Adriatique ? Et bien, ce n'est pas si évident que cela car les avis sont partagés.

Selon une convention nautique, le point de séparation entre la côte ionienne à l'ouest et la côte adriatique à l'est serait Punta Meliso. Il s'agit d'une simplification de commodité car ainsi la ligne de démarcation entre la mer Ionienne et la mer Adriatique est un parallèle.

(source Google)

Officiellement, la limite entre les deux mers est donnée par le canal d'Otrante, détroit compris entre le point le plus à l'est de l'Italia (Punta Palascia) et l'Albanie (Cap Linguetta). Ceci me paraît plus logique car ainsi pour passer d'un mer à l'autre, un bateau doit emprunter le canal d'Otrante. Ce n'est qu'un point de vue et de toute façon, c'est toujours l'eau de la mer Méditerranée.

vendredi 1 avril 2011

Gallipoli : Rivabella

Des vacances à Gallipoli, ce n'est pas uniquement la découverte des églises baroques de la vieille ville. C'est aussi la plage et la baignade dans la mer ionienne. Rivabella à quelques kilomètres plus nord offre ses plages et sa pinède. Et de beaux couchers de soleil sur la Calabre en perspective. Notre séjour à Gallipoli s'achève. Prochaine étape, nous irons encore plus au sud.

mercredi 16 mars 2011

Gallipoli : la Basilica Cattedrale Sant'Agata

On ne peut pas parler des églises de Gallipoli et oublier l'église principale de la ville qui est la Cathédrale. La Basilica Cattedrale Sant'Agata est située au milieu de la vieille ville bien à l'abri des embruns.
On manque de fait de recul pour admirer sa façade où la pierre est bien travaillée, dans le pur style baroque de Lecce.

C'est une église en croix latine du XVII° siècle dont l'intérieur est vaste et lumineux avec un beau plafond en trompe-l'oeil. Mais, la cathédrale était en travaux et je n'ai que ces quelques photos.


La campanile est sur le côté de l'édifice ce qui permet qu'il soit bien visible de la via Antonietta di Pace, la rue principale du vieux bourg qu'elle traverse d'ouest en est et qui longe la cathédrale.

Ce campanile ne manque pas de charme avec sa grosse horloge et sa fresque.
Mais comme on peut le voir, j'étais un peu frustré car en 2007, celui-ci était en pleine restauration. Juste un peu frustré car il faut bien que les travaux se fassent et il est important qu'ils se fassent. Le sud de l'Italie regorge de merveilles dont l'importance culturelle n'est pas suffisamment exploitée. En France, dès que l'on trouve une pierre, on la met en valeur comme si c'était une des 7 merveilles du monde. J'exagère certes un peu mais vous voyez ce que je veux dire.

Il existe un autre monument très célèbre à Gallipoli que je n'ai pas pu voir car entièrement en cours de restauration en 2007 : la fontaine hellénistique. Elle est située dans la ville moderne avant le pont qui permet de rejoindre l'île. Elle n'est pas d'origine grecque mais a été construite selon un modèle grec au XVI° siècle. On y retrouve des bas-reliefs antiques et du baroque. Vous trouverez sans aucun doute des photos ur le web.



La trouvant pleine de charme, j'ai pris cette photo d'une statue que j'attribue être de Saint-Sébastien, un des saints patrons de la ville. Elle peut se trouver dans une niche creusée dans le mur de la cathédrale, mais si je me souviens bien, il me semble que cette niche est dans un bâtiment tout proche de l'édifice religieux. Mais vous ne pourrez pas la manquer.

samedi 8 janvier 2011

Gallipoli : S. Francesco d'Assisi et les 2 Larrons

Il reste encore une église sur le lungomare que je voudrais vous faire découvrir : la chiesa San Francesco d'Assisi.

Cette église a une façade en carparo, la pierre calcaire locale qui présente un porche voûté et à l'étage un renfoncement concave.

Au sommet on peut observer les épigraphes de l'ordre des Franciscains et, sous la croix, celui de l'année de construction de la façade (1736). Mais, il n'est pas toujours facile de dater les églises car parfois leur construction s'étale sur plusieurs siècles, sans parler dess modifications et agrandissements succesifs. La partie la plus ancienne de cette église date du XIII° siècle.

Cette église est particulièrement connue pour une chapelle très suggestive qui lui est contiguë : la Cappella del Crocefisso (la Chapelle du Crucifix).


Construite à la demande du châtelain espagnol Don Josè delle Cueva, elle contient 2 statues de bois représentant les 2 larrons, qui ont été crucifiés en même temps que le Christ : le Bon et le Mauvais. C'est une oeuvre du XVII° de Vespasiano Genuino.


La représentation du Buon Ladrone, le Bon Larron, n'a rien de particulier et laisse le visiteur indifférent.

Par contre, le Mal Ladrone, le Mauvais Larron, interpelle par son expression repoussante, son comportement irrévérencieux et son sourire narquois. Ce personnage, appelé en dialecte Il Mallatrone est la représentation du mal.


En 1895, l'écrivain et poète italien Gabriele D’Annunzio, le trouva tellement horrible qu'il en était attirant. Il le qualifia de «il più bel brutto dell’arte italiana», c'est-à-dire "le plus beau laid de l'art italien". Regardez ces yeux pleins de méchanceté et ce sourire pervers de ce damné qui nous nargue. Il n'est pas étonnant qu'avec ce visage presque vivant, le Mallatrone ait fait naître plein de légendes à Gallipoli.