mercredi 16 mars 2011

Gallipoli : la Basilica Cattedrale Sant'Agata

On ne peut pas parler des églises de Gallipoli et oublier l'église principale de la ville qui est la Cathédrale. La Basilica Cattedrale Sant'Agata est située au milieu de la vieille ville bien à l'abri des embruns.
On manque de fait de recul pour admirer sa façade où la pierre est bien travaillée, dans le pur style baroque de Lecce.

C'est une église en croix latine du XVII° siècle dont l'intérieur est vaste et lumineux avec un beau plafond en trompe-l'oeil. Mais, la cathédrale était en travaux et je n'ai que ces quelques photos.


La campanile est sur le côté de l'édifice ce qui permet qu'il soit bien visible de la via Antonietta di Pace, la rue principale du vieux bourg qu'elle traverse d'ouest en est et qui longe la cathédrale.

Ce campanile ne manque pas de charme avec sa grosse horloge et sa fresque.
Mais comme on peut le voir, j'étais un peu frustré car en 2007, celui-ci était en pleine restauration. Juste un peu frustré car il faut bien que les travaux se fassent et il est important qu'ils se fassent. Le sud de l'Italie regorge de merveilles dont l'importance culturelle n'est pas suffisamment exploitée. En France, dès que l'on trouve une pierre, on la met en valeur comme si c'était une des 7 merveilles du monde. J'exagère certes un peu mais vous voyez ce que je veux dire.

Il existe un autre monument très célèbre à Gallipoli que je n'ai pas pu voir car entièrement en cours de restauration en 2007 : la fontaine hellénistique. Elle est située dans la ville moderne avant le pont qui permet de rejoindre l'île. Elle n'est pas d'origine grecque mais a été construite selon un modèle grec au XVI° siècle. On y retrouve des bas-reliefs antiques et du baroque. Vous trouverez sans aucun doute des photos ur le web.



La trouvant pleine de charme, j'ai pris cette photo d'une statue que j'attribue être de Saint-Sébastien, un des saints patrons de la ville. Elle peut se trouver dans une niche creusée dans le mur de la cathédrale, mais si je me souviens bien, il me semble que cette niche est dans un bâtiment tout proche de l'édifice religieux. Mais vous ne pourrez pas la manquer.

samedi 8 janvier 2011

Gallipoli : S. Francesco d'Assisi et les 2 Larrons

Il reste encore une église sur le lungomare que je voudrais vous faire découvrir : la chiesa San Francesco d'Assisi.

Cette église a une façade en carparo, la pierre calcaire locale qui présente un porche voûté et à l'étage un renfoncement concave.

Au sommet on peut observer les épigraphes de l'ordre des Franciscains et, sous la croix, celui de l'année de construction de la façade (1736). Mais, il n'est pas toujours facile de dater les églises car parfois leur construction s'étale sur plusieurs siècles, sans parler dess modifications et agrandissements succesifs. La partie la plus ancienne de cette église date du XIII° siècle.

Cette église est particulièrement connue pour une chapelle très suggestive qui lui est contiguë : la Cappella del Crocefisso (la Chapelle du Crucifix).


Construite à la demande du châtelain espagnol Don Josè delle Cueva, elle contient 2 statues de bois représentant les 2 larrons, qui ont été crucifiés en même temps que le Christ : le Bon et le Mauvais. C'est une oeuvre du XVII° de Vespasiano Genuino.


La représentation du Buon Ladrone, le Bon Larron, n'a rien de particulier et laisse le visiteur indifférent.

Par contre, le Mal Ladrone, le Mauvais Larron, interpelle par son expression repoussante, son comportement irrévérencieux et son sourire narquois. Ce personnage, appelé en dialecte Il Mallatrone est la représentation du mal.


En 1895, l'écrivain et poète italien Gabriele D’Annunzio, le trouva tellement horrible qu'il en était attirant. Il le qualifia de «il più bel brutto dell’arte italiana», c'est-à-dire "le plus beau laid de l'art italien". Regardez ces yeux pleins de méchanceté et ce sourire pervers de ce damné qui nous nargue. Il n'est pas étonnant qu'avec ce visage presque vivant, le Mallatrone ait fait naître plein de légendes à Gallipoli.


dimanche 2 janvier 2011

Gallipoli : Chiesa Santa Maria della Purità

La plage du vieux bourg borde le Seno della Purità (seno désignant une anse) qui doit son nom à l'église Santa Maria della Purità située sur le front de mer à cette hauteur.


Cette église a été construite entre 1662 et 1665 par la Confrérie des débardeurs, autrement dit des dockers du port. Sa façade blanche est surmontée d'une corniche en pierre calcaire locale, le carparo. Ses deux fenêtres rectangulaires bien dans l'axe des deux portes d'accès lui donneraient un symétrie trop rigide si elle n'était pas embellie par trois panneaux en majolique.


De gauche à droite, on reconnaîtra San Giuseppe, la Madonna della Purità et San Francesco d'Assissi.



A l'intérieur, on trouvera la statue de Sainte-Christine, la patronne de la ville, qui est portée en procession lors des Fêtes qui lui sont consécrées chaque 24 et 25 juillet. C'est une statue en carton-pâte qui a été restaurée en 1999 comme le montrent bien ses couleurs bien fraîches.

samedi 20 novembre 2010

Gallipoli : les églises de pêcheurs


En faisant le tour de la ville ancienne, autrement dit de l'îlot, par le lungomare, vous ne pouvez pas manquer les églises de pêcheurs (chiese dei pescatori) qui font face à l'île Sant'Andrea.

Ce sont 3 petites églises qui se succèdent l'une après l'autre, chacun différente l'une de l'autre. Elles font face au large, bien à l'ouest pour être vues le plus longtemps possible par les pêcheurs.

Tout d'abord, voici l'Eglise Sainte-Marie-des-Anges (Chiesa Sta Maria degli Angeli) blanche et bleu azur.

Cette église très simple fut construite au XVII° siècle par la Congrégation des Pêcheurs.

Sur la façade, le panneau en majolique qui représente la Madonne des Anges se remarque très bien sur le blanc de la façade.

Voici deux maisons plus loin, l'église du Crucifix (Chiesa del Crocifisso) blanche et brique.

Construite au XVIII° par un lieutenant d'artillerie, elle fut aussitôt dédiée au Crucifix.

On y retrouve également un panneau en majolique.

Juste à côté, séparée par une petite ruelle, voici l'Eglise de Saint-Dominique au Rosaire (Chiesa di San Domenico al Rosario). C'est un tout autre style, un style baroque bien typique de la région, bien moins lumineux que les 2 églises précédentes qui avaient un petit air mexicain.

Cette église du XVII° siècle faisait partie de l'ancien couvent des Dominicains. Elle est trapue avec une façade découpée par des niches et fenêtres avec des corniches sculptées dans le carparo, la pierre calcaire locale.

mercredi 10 novembre 2010

Gallipoli, son château et ses remparts

La ville de Gallipoli est entièrement entourée d'eau et est ceinte de remparts destinés à la protéger.
Le château aragonais des XIII°-XIV° siècle, situé au débouché de l'ancien pont-levis en bois qui reliait la ville à la côte, constituait un élément important dans la défense de la ville.


Il Monumento al riccio (le Monument à l'Oursin) est une oeuvre d' Enrico Muscetra, réalisée en 2001 et qui a été entièrement financée par le bénéfice d'un concert de Goran Bregovic joué à Gallipoli. Evidemment du fait de son caractère moderne, elle fait l'objet d'appréciations et de critiques. Placée d'abord devant le théâtre Schipa, elle a été transférée sur les rochers à fleur d'eau près du Château angevin et du pont qui permet d'accéder à la vieille ville.

Personnellement, je n'ai pas trouvé cette oeuvre dérangeante positionnée comme elle l'est. Ce mélange de moderne et d'ancien n'est pas de mauvais goût. Rien à voir avec un homard de plastique au Château de Versailles.