samedi 20 février 2010

Lecce, la Florence baroque

Porta Rudiae

Lecce est également connue pour être la Florence baroque. En effet, la ville connut entre le XVI° et le XVIII° siècle une période de prospérité qui embellit la ville de nombreux édifices et monumenst Renaissance, rococo et baroques. La pierre calcaire locale, un tufeau d'origine marine, est tendre et a permis à de nombreux sculpteurs d'exprimer leur fantaisie dans l'art baroque.

Basilica Santa Croce : détail de la façade

La pierre a en plus une teinte blonde qui donne une couleur chaude à la ville.

à un angle de la Piazza del Duomo

Dans les prochains billets, nous découvrirons les merveilles de Lecce.

vendredi 19 février 2010

Le Salento

Notre visite de la Pouille se poursuit. En allant toujours plus vers le sud-est, nous voici dans le Salento. Nous ne pourrons plus aller plus loin, nous sommes arrivés dans le talon de la botte.


Le Salento est la région qui s'étend de l'isthme de Tarente jusqu'à l'extrême pointe du talon. Elle comprend la province entière de Lecce et une partie des provinces de Tarente et de Brindisi. C'est une vaste plaine couvertes d'oliviers, avec des falaises à l'est et de belles plages à l'ouest.


On est près de l'Orient (bien sûr, c'est relatif) et on retrouve des influences hélléniques : dans quelques villages au sud de Lecce, on parle un dialecte grec.
Entre Otrante et Leuca, sur la route en corniche qui surplombe la mer, la radio de la voiture captait des radios grecques émises sans doute de Corfou, île distante à peine de 100 km. Cela fait tout drôle de se retrouver si proche de la Grèce. Les voyages en Italie nous conduisent certes vers le sud mais plus on descend plus on va vers l'est. On n'est pas encore à la longitude de Varsovie mais on est déjà bien à l'est de Berlin ; on est plus précisément à celle de Budapest.


Prochaine étape : Lecce

dimanche 6 décembre 2009

les Trulli

Continuons notre visite de la Pouille en poursuivant plein Est. Arrêtons-nous à Alberobello, ville située à l'extrémité orientale de la province de Bari, aux confins avec celle de Brindisi et de Tarente. Nous sommes au coeur de la vallée des trulli qui s'étend entre ces trois villes.

Les trulli sont des constructions vraiment typiques de cette région que l'on découvre seules ou groupées au milieu des vergers d'oliviers et des vignes.

Mais qu'est-ce donc un trullo ? C'est une construction dont les murs sont composés de lourds blocs de pierre joints sans mortier et sont blanchis à la chaux. Il n'y a généralement qu'une seule pièce. Les toits de forme conique sont constitués de pierres plates grises disposées de façon concentrique. Ils comportent parfois des dessins dont la signification reste mystérieuse.


Alberobello est célèbre pour sa zona monumentale dei trulli, quartier composé de trulli et classé au patrimoine mondial de l'Unesco. L'architecture des trulli est vraiment dépaysante. Dommage que les trulli soient occupés par de nombreuses boutiques de souvenirs pour touriste. Moyennant un droit d'entrée, certains habitants vous permettent de visiter leur habitation transformé en un soi-disant musée. Oh, il n'y a pas grand chose à voir dedans si ce n'est l'intérieur de la construction. Les trulli ne sont pas à vrai dire des maisons confortables pour y vivre. Pour ma part, je les vois plus comme des abris dans les vergers pour les paysans qui ne pouvaient pas rentrer au village le soir.

lundi 19 octobre 2009

Caste del Monte


Continuons notre voyage en Pouille. Nous avons fini notre visite du promontoire du Gargano. Quittons la province de Foggia, la plus septentrionale, pour rejoindre celle de Lecce, la plus méridionale, mais avant faisons deux haltes. La première, qui fait l'objet de ce billet, à Castel del Monte, dans la toute nouvelle province de Barletta-Andri-Trani. (voir carte de la Pouille dans le billet du 21 mars 2009).

Castel del Monte, vous ne connaissez pas ? Mais si, vous l'avez déjà vu. Il est représenté sur la face italienne de la pièce de 1 centime d'euro.

Ce château a été bâti au XIII° siècle par Frédéric II. Posé sur une colline entourée de pins et d'oliviers, il est construit sur la base du chiffre 8 : plan octogonal, 8 tours elles-mêmes octogonales, 8 pièces par étage.


Dans la symbolique chrétienne, l'octogone représente le signe de la renaissance, la médiation entre la Terre (carré) et le Ciel (cercle). De nombreux chercheurs ont publié diverses thèses au sujet de la forme octogonale de cet édifice dont il apparaît que la fonction n'était pas d'être une résidence ou une forteresse. Le demeure reste entier.


lundi 21 septembre 2009

Notre-Dame de La Salette

En 1846, une Belle Dame apparaît à Maximin 11ans et Mélanie 14 ans, deux enfants originaires de Corps (Isère) qui gardent leurs troupeaux sur un alpage de La Salette à 1800 mètres d'altitude.
D'abord assise et toute en larmes, la Dame se lève et leur parle longuement en français et en patois sans cesser de pleurer.


Puis, elle gravit un raidillon et disparaît dans la lumière. Toute la clarté dont elle était formée venait du crucifix sur sa poitrine, entouré d'un marteau et de tenailles, de chaînes et de roses.

En 1851, après une enquête rigoureuse sur l'événement, les témoins et le contenu du message, l'Evêque de Grenoble jugera que cette apparition de la Sainte Vierge porte en elle-même tous les caractères de la vérité. Bientôt, les pélerins grimpent par les rudes sentiers. Puis, une basilique et une hôtellerie sont construites dans cet endroit désert.
Aujourd'hui, le sanctuaire marial reçoit chaque année près de 200.000 pélerins.

Ce haut lieu de pélérinage s'élève dans un site grandiose.



L'Evêque de Grenoble disait en 1851 concernant cette apparition que les fidèles sont fondés à la croire indubitablement. Comme pour les apparitions de Lourdes qui eurent lieu en 1858, soit 12 ans après celle de La Salette, y croire reste une question de foi.

Dans tous les cas, le contenu du message délivré par la Belle Dame à La Salette est intéressant. Elle est en pleurs parce que les habitants de la région délaissent son fils.

Si je veux que mon Fils ne vous abandonne pas, je suis chargée de le prier sans cesse et, pour vous autres, vous n'en faîtes pas cas !

A cette époque à La Salette, le dimanche n'était pas respecté. Les ouvriers travaillaient 7 jours sur 7, jusqu'à 15 heures par jour ; la révolution industrielle était sans scrupule.

Je vous ai donné six jours pour travailler, je me suis réservé le septième et on ne veut pas me l'accorder.

La famille était menacée. Le 7ème jour est nécessaire pour créer des conditions de repos conformes à la dignité humaine et pour entretenir les liens qui nous unissent avec nos proches, et pour les croyants avec Dieu.
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Pour en savoir plus sur le sanctuaire de Notre-Dame de La Salette, voici l'adresse du site officiel du sanctuaire : http://lasalette.cef.fr/