mercredi 15 avril 2009

La côte du Gargano

De nombreuses tours carrées se dressent le long des côtes de la Pouille. Elles permettaient de surveiller la mer afin de prévenir les habitants de l'arrivée des Turcs qui semaient la terreur dans la région. De nombreuses villes de la région ont été saccagées et la population massacrée.


Typique également du Gargano, voici, à côté de la tour, un trabucco. Il s'agit d'une plate-forme surplombant la mer d'où l'on descend un grand filet à mailles serrées. Autrefois, cela permettaient de pêcher sans s'aventurer en mer où l'on risquait fort de rencontrer les Turcs.

De Peschici à Mattinata, la côte calcaire offre une série de hautes falaises blanches, d'arches, de grottes et de rochers isolés. Cela mérite bien une promenade en bateau ...

... jusqu'à la Baia delle Zagare et ses deux célèbres faraglioni.

samedi 4 avril 2009

Le Gargano, un éperon dans la botte

L'éperon italien n'est autre que le promontoire du Gargano. Il n'a rien en commun avec les Apennins. C'est un plateau calcaire qui jadis était une île. Il appartient au même système géologique des îles Tremiti qui paraît-il sont très pittoresques mais où je ne suis pas allé. Peu à peu, les alluvions déposés par les fleuves descendant des Apennins formèrent une plaine et le Gargano fut rattaché au continent.

Plateau calcaire, il est creusé de gouffres. Vue de la mer, il est tout blanc. Sa côte est très découpée et parsemée de grottes marines. Sous le ciel bleu, c'est vraiment magnifique.



La partie orientale du plateau est couverte d'une vaste forêt de hêtres : la Foresta Umbra. C'est assez impressionnant. Partant de la côte très méditerranéenne, la route monte vers le plateau. Peu à peu, le paysage change. Puis, on se retrouve vers 800 m d'altitude dans une forêt épaisse et sombre comme on en trouve dans les régions plus tempérées de l'Europe mais nulle part ailleurs en Pouille. Cette réserve naturelle aménagée pour le tourisme mérite bien son nom, umbra voulant dire en latin ombre. En italien, on dirait cupa.

Au fait, vous êtes-vous déjà questionnés pourquoi rencontre-t-on parfois en France des forêts appelées les Bois Noirs ? et le Périgord Noir ? Et bien, c'est la même idée.

Je n'ai pas réussi à faire une photo à l'intérieur de la forêt, il y faisait vraiment très sombre. Mais quelle fraîcheur ! J'ai juste cette vue prise en redescendant où l'on peut voir le début de la forêt mais cela ne rend pas du tout ce caractère sombre.


Dans les prochains billets, nous poursuivrons la découverte du Gargano.

samedi 21 mars 2009

De l'éperon au talon, la Pouille


Après l'Ombrie, je vous invite à découvrir une autre région d'Italie où j'ai fait plusieurs séjours : la région des Pouilles. La Pouille ou les Pouilles ? Les deux se disent. En italien, depuis que les régions ont été institutionnalisées, voici quelques dizaines d'années, la forme au singulier, Puglia, s'est imposée. Je dirai donc la Pouille comme les Italiens.



Cela me paraît évident de situer chaque région d'Italie mais quand j'y pense, cela ne serait pas le cas avec celles d'Espagne. Et oui, on connaît mieux un pays quand on en a épousé un bout.

Tout le monde apparente facilement la forme de l'Italie à une botte. Et bien, la Pouille, c'est le talon. Et si on observe bien, on peut même dire que c'est une botte avec un éperon. Et bien, la Pouille s'étend de l' éperon au talon. La pointe qui botte la Sicile, c'est la Calabre.

Cette région se compose de 6 provinces : Foggia, Bari, Brindisi, Lecce, Tarante et de la toute nouvelle Barletta-Andrea-Trani.
Nous nous attarderons plus spécialement sur le Gargano et le Salento, c'est-à-dire sur l'éperon et le talon.

Gallipoli (LE)

vendredi 13 février 2009

Ciao Umbria

Notre découverte de l'Ombrie commencée en avril 2008 se termine ici.

Quelques mots sur Castiglione del Lago.


Cette tranquille ville domine le lac Trasimène du promontoire sur laquelle elle est construite. On y jouit d'une belle vue sur le lac et ses îles.

J'avais dit également que j'évoquerai Orvieto qui est située au sud-est de la région dans la province de Terni aux limites avec le Latium. J'en parle parce que je peux dire également j'ai été là.
Comme de nombreuses villes de la région, Orvieto est d'origine étrusque. Elle est comme posée sur un socle de tuf volcanique. Vous ne pouvez pas la manquer de l'autoroute qui conduit à Rome. Elle possède la plus belle cathédrale que je n'ai jamais vue. Sa façade riche en couleurs est composée de mosaïques polychromes. Vraiment, cela vaut le détour.
Une autre curiosité est le puits de St-Patrice. Ce puits avait été construit pour pouvoir alimenter la ville en eau au cas où elle serait assiégée. Deux escaliers en spirale se superposent de telle sorte que deux personnes, l'une descendant, l'autre montant ne peuvent se croiser.

Pour illustrer Orvieto, j'ai scanné deux photos de 2003. Je n'en ai pas de numriques. Mais, je suis sûr que sur la toile vous en trouverez plein
Prochaine découverte de l'Italie : la Pouille.

dimanche 25 janvier 2009

Interdit aux quadrupèdes

Surprenant panneau à Cortone à l'entrée de la via Santa Croce, l'allée bordée de cyprès reliant le piazzale Santa Margherita à la piazza San Cristoforo.

Il a sûrement sa raison d'être. Est-ce pour ne pas marcher dans le crottin ?

Allez, je traduis pour ceux qui ne comprendraient rien à la langue de Dante.

Accès interdit aux bêtes de selle et de somme.